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    Qui empêche le signalement?

    April 6, 2017 Melodie Bissell
    Qui empêche le signalement?

    Cette semaine, j’ai reçu un appel téléphonique concernant un mauvais traitement, qui a été signalé comme l’exige la loi, mais la direction de l’organisation a réprimandé et harcelé le personnel pour avoir dénoncé. 

    Malheureusement, nous avons entendu trop d’histoires de dissimulation de violence, de demandes de pardon et d’oublis immédiats, et ce, pour ne pas ruiner la vie des coupables. Nous avons entendu trop d'histoires de chefs d’organisation ayant tenté d'empêcher des dénonciations.  

    C’est terriblement malsain que des organisations protègent les coupables, marginalisent les victimes et punissent ceux et celles qui veulent défendre ces dernières.

    Nous avons besoin de leadership pour donner une voix aux sans-voix. Nous avons besoin de dirigeants qui encourageront leurs bénévoles et leur personnel à signaler les abus et qui les soutiendront au cours de ce processus.

    Chez Planifions pour protégerMC, nous sommes vraiment préoccupés par ce problème. Nous avons décidé de vous fournir pour la première fois un aperçu de notre politique; la section « Rapporter un cas de violence » (qui parle du signalement et de l’intervention) de notre manuel. Nous vous prions de considérer l'adoption de cet énoncé de politique au sein de votre organisation. Nous vous demandons seulement de citer la source si vous l’utilisez. 

    Chaque organisation devrait mettre en œuvre cet énoncé de politique afin d'assurer un niveau de protection ÉLEVÉ :

    Pour assurer la protection des enfants, des jeunes et des adultes vulnérables, il faudra prendre au sérieux toute allégation ou tout soupçon de violence faite à leur endroit.

    Dans le cas où un membre du personnel sélectionné entend parler d’un cas potentiel de violence ou d’une allégation de violence envers un enfant ou un jeune, est tenu par la loi de rapporter le cas au Directeur de la protection de la jeunesse ou à la police, soit en personne ou par téléphone. Le signalement doit être fait immédiatement lorsque des signes de violence sont constatés ou dénoncés. Le signalement doit être immédiat; un rapport direct (ce qui veut dire l'individu qui a entendu la divulgation ou l'allégation, ou qui a un soupçon raisonnable de violence), et de nouvelles informations rapportées sur un rapport en cours. La dénonciation peut se faire en collaboration avec un dirigeant.

    Une personne qui néglige consciemment de rapporter le cas viole la loi et peut être trouvée coupable d’infraction; et peut être soumis à des actions disciplinaires au sein de l’organisation.

    Lorsqu’il y a rapport de violence, à l’endroit d’un enfant, aux instances appropriées, l’organisation et ses membres ne doivent pas nuire à l’enquête. Les dirigeants de l’organisation ou le directeur de programme doivent en aviser la compagnie d'assurances et demander l’avis d’un conseiller juridique.

    Aucune enquête interne ne sera menée. Les enquêtes doivent être menées par les organismes de protection de la jeunesse ou par la police. 

    En aucun temps, les dirigeants et tous les autres membres de l’organisation ne doivent nier le cas de violence, le minimiser, jeter le blâme, admettre la responsabilité, ce qui pourrait entraîner un préjudice à la cause ou accroître la responsabilité de l’organisation.

    Les dirigeants devraient demander au Directeur de la protection de la jeunesse comment ils peuvent aider à faire avancer l’enquête et à soulager la douleur de l’enfant ou du jeune et de sa famille. Les dirigeants devraient maintenir un lien étroit avec les personnes soupçonnées ou coupables de violence à l’endroit d’un enfant, afin de leur offrir du soutien, dans la mesure où elles montrent une volonté d’écouter, de changer et de recevoir de l’aide. Ce soutien aux personnes souffrantes n’exclut pas le besoin de recourir à un professionnel en counseling.

    [Référence: Planifions pour protégerMC: Un plan de protection pour nos enfants, adolescents et ceux et celles qui travaillent auprès d’eux., 2016]

    PERSONNE ne doit perturber, intimider ou harceler les bénévoles ou le personnel qui s’engagent à leur devoir légal et moral de dénoncer le mauvais traitement d'un enfant. PERSONNE ne devrait être victime de violence verbale, physique ou sexuelle. Les personnes vulnérables méritent plutôt un avocat. Les bénévoles et le personnel qui remplissent leur devoir de dénoncer devraient être soutenus.

    Comment

    On Monday, April 10, 2017, Rev. Harold Sowerby said:

    Merci! C'est très claire!

     

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