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  • par Bridget Broadway 

    Au cours des six derniers étés, j'ai été coordonnatrice du camp de sports d'un camp de jour d'une semaine. Chaque année, environ 60 campeurs âgés de 7 à 12 ans participent à divers sports, notamment le soccer, le hockey-balle, le basketball, le volleyball ainsi que de nombreux jeux de groupes, tous sur des terrains variés. Avec l'excitation et l'énergie accrues associées aux sports de groupe, on ne peut qu'imaginer que le nombre d'incidents, de blessures et d'accidents augmenterait. Et, ceci est en effet le cas! Un camp d’enfants a lieu la semaine précédant notre camp et j’estimerais qu’au camp sportif, nous aurions probablement trois à quatre fois plus de rapports d’incidents à remplir que le programme de camp non-sportif.
    Étant donné que de nombreux camps ne sont pas gérés par des ligues sportives, ils ne fournissent souvent pas (ou ne nécessitent pas!) l'équipement typique pour chaque type de sport, comme des protège-tibias pour le football ou gants et casques pour le hockey-balle. Dr. Natalie Yanchar, professeure agrégée de chirurgie et de médecine d'urgence à l'Université Dalhousie et directrice médicale chez IWK Trauma Care à Halifax, indique dans son rapport que «sans conteste», un casque peut réduire le risque de blessure grave, telle qu'une commotion.

    Donc, quelles sont les façons que vous pouvez réduire le risque de blessures dans ces types d'environnement? 

    Planifions pour ProtégerMC a trois points pour sécuriser vos programmes sportifs. 

    1) Égalisez le terrain de jeu! Faites des équipes en fonction de groupe d'âge, niveau d'habileté et taille. Cela contribuerait à rassurer tout le monde et à garder, espérons-le, le même niveau de jeu, tout en réduisant les risques de blessure.

    2) Augmentez la supervision! Assurez-vous d'avoir un plus petit ratio d'enfants par rapport aux leaders. Notre ratio était de quatre à cinq campeurs pour un travailleur sélectionné (tout en maintenant la règle des deux travailleurs sélectionnés dans chaque zone de l’établissement), au lieu de dix enfants d'âge d'école primaire pour un travailleur sélectionné pour les activités moins risquées.

    3) Les règles protègent! Avant chaque session, expliquez et révisez les règles avec les enfants. Demandez-leur de vous rappeler les règles et les limites pour vous assurer de leur compréhension. Vous êtes l'arbitre! Si les règles sont enfreintes, arrêtez le jeu! Demandez à tout le monde de respirer, et répétez les règles à nouveau. En cas de jeux dangereux, des avertissements ou des pénalités peuvent être donnés, tout comme dans les jeux professionnels. Les règles sont là pour la protection de tous les participants. 

    Ce n’est pas seulement dans les sports d’équipe et les activités de groupe que nous devons être proactifs dans la prévention des blessures. Les sports d’été comme la planche à roulettes, le cyclisme, le VTT, ainsi que tous les sports de contact, ne sont que quelques-uns des autres sports qui exigent des mesures de sécurité.

    Dans le passé, nous volions dans la rue avec nos vélos ou sur nos planches à roulettes - sans casque! Ce furent des moments amusants et mémorables, mais nous pouvons maintenant regarder en arrière et constater que nous avons échappé belle a plusieurs blessures graves potentielles. 

    Ces jours-ci, nous savons mieux. Il n’est pas nécessaire de mettre fin à ces activités amusantes pour la famille, mais nous pouvons mettre en place des mesures pour renforcer le degré de prévention des blessures, afin que notre plaisir et nos jeux puissent demeurer sécuritaires. 

    Cela m'amène aux casques! Je pense que, tout comme c'est une réaction automatique de mettre notre ceinture de sécurité lorsque nous sommes dans un véhicule, nous devrions également nous entraîner à automatiquement placer notre casque sur notre tête avant d'entamer la patinoire ou de descendre une colline en fonçant. Selon l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS), près de 30% de tous les traumatismes crâniens d'origine sportive rapportés aux salles d'urgence de l'Ontario et de l'Alberta concernent des enfants âgés de 10 à 14 ans. C'est l'âge où les enfants sont actifs, de plus en plus indépendants et susceptibles de participer à des sports organisés, à la maison ou au camp.

    Après avoir lu ces données, je me suis demandé combien de ces incidents auraient pu être atténués ou prévenus en mettant en place certaines mesures de sécurité, notamment l’obligation de porter un casque, en particulier pour les sports à risque élevé comme le hockey, le cyclisme, le football et le ski. En ce qui concerne les sports d’hiver, Dr. Yanchar a déclaré:

    «En ce qui concerne l’hiver, il est important que les Canadiens sortent pour jouer et profiter de nos pentes. […] Le port du casque est important pour tous les âges pour éviter qu'une journée de plaisir dans la neige ne se termine en tragédie. »(ICIS, 2012)

    Quelque chose de similaire pourrait être dit pour de nombreux sports pratiqués dans toutes les saisons. Voici une liste complète des signes, symptômes et sujets liés aux commotions cérébrales.

    Nous espérons que la création d’un environnement de prise de conscience des risques inhérents à ces différents types d’activités amusantes vous aidera à prendre des décisions éclairées afin de faire de la sécurité et de la prévention des blessures une priorité absolue pour vous et les personnes confiées à vos soins. Protégez-les et amusez-vous!

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