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  • Nov15Fri

    Pouvons-nous utiliser des contraintes physiques?

    Que faire si un parent/tuteur demande des contraintes physiques pour leur proche? November 15, 2019
    (Le texte ci-dessous a été traduit en français pour les fins de cet article. L'article original, ainsi que le magazine d'où il provient, sont en anglais.) 

    Les contraintes physiques posent depuis longtemps un dilemme éthique aux services de santé mentale en Amérique du Nord. D'une part, ils aident à prévenir l'automutilation ou le mal à autrui. De l'autre, elles peuvent causer une certaine agitation, confusion ou méfiance en raison de leur nature coercitive. Que sont censées faire les organisations au service des enfants / adolescents / adultes vulnérables si les parents / tuteurs demandent des étreintes de compression ou des contraintes physiques pour leur proche?

    La plupart des professionnels s'accordent pour dire que les contraintes physiques ne devraient être utilisés qu'en dernier recours. Cependant, quelles que soient les méthodes pour prévenir et limiter l'utilisation de contraintes physiques, elles sont parfois nécessaires.

    «Si le risque de faire de la retenue l'emporte sur le risque de ne pas le faire, alors vous devriez le faire», a déclaré Cathy Price, coordinatrice de programme chez Variety Village, une organisation qui travaille avec les jeunes handicapés. En règle générale, si le participant présente un danger immédiat pour lui-même ou pour autrui, une intervention peut être requise.

    Cependant, ces interventions ne devraient être effectuées que par ceux qui bénéficient de la formation de l'institut de prévention des crises (CPI), un programme international d’enseignement spécialisé dans la «gestion des comportements perturbateurs et agressifs». Le psychologue ou le thérapeute du comportement et l’organisation doivent avoir une politique en place pour signaler que la contrainte a été utilisée, les résultats et le suivi, comme discuté avec le parent / tuteur après chaque incident.

    La prévention est clé

    Price suggère de tout mettre en œuvre pour éviter ces situations. Cela peut impliquer le fait de former les membres du personnel à reconnaître les déclencheurs dans un environnement. Le but ici est d’être proactif plutôt que d'être réactif.

    «Vous voulez vraiment utiliser toutes les techniques de gestion du comportement pour désamorcer», a-t-elle déclaré. Il est important de reconnaître le niveau d’anxiété d’une personne et de travailler à le réduire. Cette approche peut aider à prévenir les situations potentiellement dangereuses.

    Selon Price, il est important de se rappeler que les gens réagissent de la sorte parce qu’ils essaient de nous dire quelque chose: «Si nous pouvons comprendre ce qu’ils essaient de communiquer, nous pourrons alors savoir comment aider», a-t-elle déclaré. Parfois, cela peut être aussi simple que de leur donner plus d'espace ou de modifier quelque chose dans l'environnement, comme un membre du personnel, un autre participant ou un élément visuel.

    Définir les contraintes 

    Le gouvernement de l’Ontario définit «intervention comportementale perturbatrice» comme une «technique ou méthode appliquée à l’égard d’une personne ayant une déficience intellectuelle qui présente un comportement problématique, lorsqu’elle risque de se causer du tort ou d’en causer à autrui ou d’endommager des biens.»

    Un exemple de ce type d'intervention consiste à utiliser une sorte de contrainte physique ou mécanique afin de restreindre les mouvements, tel qu'un casque ou une ceinture pectorale, entre autres. Les interventions peuvent également inclurent l'isolement ou le confinement dans un espace sécurisé et la contention chimique, qui implique l'utilisation de médicaments prescrits pour calmer la personne ou modifier le comportement.

    Les contraintes ne sont utilisées que pour prévenir les comportements violents et autodestructeurs afin de protéger la personne concernée et son entourage.

    Se soucier des individus 

    Assurer un niveau élevé de soins aux participants est un élément important de la gestion d’un programme sécuritaire et efficace. Cela implique la formation du personnel et des bénévoles en ce qui concerne la gestion des situations d’urgence, et la mise en œuvre d'une politique précisant quand, comment et par qui les contraintes peuvent être utilisées.

    «En général, s’il s’agit d’une église, il ne faut absolument pas introduire de contrainte», a déclaré Sarah Chaudhery, coordinatrice des personnes handicapées chez Planifions pour ProtégerMC. Les personnes à risque de ce type de comportement devraient être accompagnées au programme - que ce soit un camp, un programme parascolaire, une école du dimanche - par un fournisseur de soins ou un professionnel formé au niveau des contraintes.

    Face à ce défi, Chaudhary a créé le webinaire Planifions pour ProtégerMC (en anglais), disponible sur le site Web Planifions pour ProtégerMC, intitulé "Interacting with Parents and Caregivers to help staff and volunteers in any setting understand how to best support and care for children with special needs" (Intéragir avec les parents et les fournisseurs de soins pour aider le personnel et les bénévoles, quel que soit leur contexte, à comprendre comment mieux supporter et prendre en charge des enfants ayant des besoins spéciaux." - PP

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